Chaque classe DPE perdue fait perdre en moyenne 8% de la valeur d’une maison, et 4% pour un appartement, selon le Bilan Immobilier 2025 des Notaires de France. À l’inverse, un logement classé A se vend 16 à 17% au-dessus d’un bien équivalent classé D. Cette décote s’ajoute à un calendrier réglementaire de plus en plus contraignant : les logements classés G ne peuvent plus être loués depuis 2025, une interdiction qui s’étendra aux logements F en 2028, puis aux logements E en 2034.
Un outil gratuit, Ma plus-value Réno, lancé avec le soutien de l’État, permet d’estimer précisément ce que des travaux de rénovation énergétique peuvent rapporter à la revente. Nous détaillons ici les chiffres du marché, les nuances selon votre secteur géographique, le calendrier réglementaire à anticiper, et le fonctionnement de cet outil de simulation.
Le DPE, un critère déterminant dans la valeur d’un bien
Le DPE évalue la performance énergétique d’un logement à travers sa consommation annuelle d’énergie primaire et ses émissions de gaz à effet de serre. Il classe les logements sur une échelle de A (très performant) à G (très énergivore). Ce document, obligatoire lors de la vente ou de la location d’un bien, influence désormais fortement les décisions des acheteurs.
Un bien classé F ou G est perçu comme peu économe, inconfortable et source de coûts supplémentaires (chauffage, travaux futurs, restrictions à la location). À l’inverse, un logement bien classé est recherché, notamment dans un contexte de flambée des prix de l’énergie et de sensibilité croissante aux enjeux écologiques. Ce classement impacte donc directement la valeur de marché d’un logement.
Un outil pour estimer la plus-value après travaux
Pour accompagner les propriétaires dans leur réflexion, l’outil Ma plus-value Réno a été lancé avec le soutien de l’État. Il permet, en répondant à cinq questions simples, de simuler la valorisation potentielle d’un bien après des travaux de rénovation énergétique. L’objectif est d’offrir une estimation claire du retour sur investissement possible.
Cet outil, en accès libre, complète d’autres plateformes publiques telles que Mes aides réno, qui aide déjà les particuliers à identifier les aides financières disponibles en fonction de leurs revenus, du type de logement et des travaux envisagés.
La décote énergétique en chiffres : le Bilan Immobilier 2025 des Notaires de France
Une première étude des Notaires de France, « La valeur verte des logements en 2023 », avait déjà établi une corrélation forte entre classe énergétique et prix de vente sur plus de 730 000 transactions immobilières dans l’ancien (dont 400 000 maisons et 330 000 appartements) : les maisons classées F ou G se vendaient en moyenne 1,7 fois moins cher que des maisons équivalentes classées A ou B.
Depuis, une donnée plus récente et plus détaillée est venue affiner ce constat : le Bilan Immobilier 2025 des Notaires de France, portant sur les transactions 2024, chiffre précisément l’impact de chaque classe DPE sur le prix de vente. Chaque classe DPE perdue représente en moyenne 8% de moins sur le prix d’une maison, et 4% sur un appartement. Une maison classée G se négocie ainsi environ 25% en dessous d’une maison équivalente classée D, tandis qu’un logement classé A se vend 16 à 17% au-dessus.
À l’inverse, un logement classé C, qui n’est ni une passoire thermique ni un bien d’exception, échappe totalement à cette décote — nous détaillons ce cas particulier dans notre page dédiée à la classe C.
Une décote à nuancer selon votre secteur
Ces moyennes nationales méritent d’être nuancées selon votre secteur géographique. En petite couronne parisienne, où le marché reste tendu, la décote observée sur les logements classés F ou G n’est que d’environ 5%, contre 20 à 25% dans des régions moins tendues — et la prime accordée aux logements économes y est également plus modeste, autour de 4%. Concrètement, si votre bien se situe dans notre zone d’intervention (Île-de-France, Oise, Rhône-Alpes), la performance énergétique pèse moins lourd dans la négociation qu’ailleurs en France, sans pour autant disparaître.
La valeur verte : un concept plus large que la seule décote
Au-delà de la seule décote liée au DPE, les professionnels de l’immobilier parlent aujourd’hui de valeur verte pour désigner l’ensemble des caractéristiques environnementales et énergétiques qui influencent la valeur d’un bien. Une meilleure performance énergétique peut générer une plus-value de 2 à 11% à la vente et de 1 à 5% à la location, selon les études du secteur. Cette valeur verte recouvre non seulement le DPE, mais aussi la qualité de l’isolation, le type de chauffage, ou encore la présence d’équipements comme une pompe à chaleur ou des panneaux solaires.
Le calendrier réglementaire : une urgence à anticiper
Cette question de la valeur ne peut plus être dissociée du calendrier réglementaire, de plus en plus contraignant pour les logements énergivores. Les logements classés G ne peuvent plus être mis en location depuis le 1er janvier 2025, une interdiction qui s’étendra aux logements F en 2028, puis aux logements E en 2034. À cela s’ajoute la réforme du coefficient de conversion de l’électricité entrée en vigueur au 1er janvier 2026, qui reclasse automatiquement de nombreux logements chauffés à l’électricité — nous détaillons ce que change concrètement cette réforme pour votre logement dans notre article dédié.
Fonctionnement de la simulation
L’outil de simulation repose sur une approche simple et accessible. Il suffit à l’utilisateur de renseigner :
- La nature du bien (maison ou appartement),
- Sa localisation géographique (ville ou département),
- Sa valeur actuelle ou son prix d’achat,
- Son classement DPE actuel,
- Et le classement visé après travaux.
À partir de ces éléments, le simulateur croise les données avec les références du marché immobilier local pour calculer une estimation réaliste de la plus-value théorique. Ce résultat permet au propriétaire d’évaluer l’intérêt économique d’un projet de rénovation avant même d’engager des dépenses.
Si vous souhaitez d’abord connaître précisément votre classe DPE actuelle avant de simuler une plus-value, plusieurs simulateurs DPE existent en ligne : nous les comparons dans notre article dédié.
Le coût moyen d’une rénovation énergétique
Un projet de rénovation énergétique représente un investissement non négligeable. En moyenne, une rénovation complète (isolation, changement de système de chauffage, ventilation, menuiseries…) coûte autour de 60 000 €, mais ce montant varie en fonction :
- De la taille du logement,
- De sa configuration technique (accès, étages, toiture, etc.),
- De son état initial,
- Et des solutions techniques choisies.
Il est donc essentiel de faire réaliser plusieurs devis détaillés par des artisans certifiés RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) pour connaître le coût réel des travaux.
Les aides financières disponibles
Pour réduire le coût des travaux, plusieurs dispositifs d’aides publiques ont été mis en place. Le plus connu est MaPrimeRénov’, qui permet de financer une partie significative des rénovations énergétiques, en fonction des ressources du foyer et du gain énergétique attendu.
Au premier trimestre 2025, l’aide moyenne versée pour une rénovation d’ampleur s’élevait à 41 201 €, pour un budget total de 700 millions d’euros distribués par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). À cela peuvent s’ajouter d’autres aides :
- Les CEE (certificats d’économies d’énergie),
- Les éco-prêts à taux zéro,
- Des aides locales proposées par certaines régions ou communes.
L’outil Mes aides réno permet de faire une première simulation des aides mobilisables, mais il reste indispensable de consulter un conseiller France Rénov’ pour un accompagnement personnalisé.
Les limites liées à l’évolution du marché immobilier
Malgré l’impact positif de la rénovation énergétique, le marché immobilier reste influencé par d’autres paramètres. Depuis 2023, une baisse des volumes de vente est observée dans de nombreuses zones, sous l’effet notamment de la hausse des taux d’intérêt. Cette contraction peut freiner la progression des prix, voire entraîner une stagnation ou une baisse.
Par ailleurs, la valeur d’un bien dépend aussi de nombreux autres éléments : état général, emplacement précis, qualité des finitions, présence d’espaces extérieurs, équipements modernes, etc. Des travaux non réalisés sur des éléments essentiels (toiture, plomberie, façade…) peuvent limiter le gain attendu, même en cas d’amélioration du DPE.
En conclusion, améliorer le DPE d’un logement ne se limite pas à une démarche écologique : c’est aussi une stratégie patrimoniale efficace. La rénovation énergétique permet non seulement de réduire les charges et d’améliorer le confort au quotidien, mais aussi de booster la valeur du bien en cas de revente. Grâce à des outils comme Ma plus-value Réno, les propriétaires peuvent désormais estimer précisément l’impact de leurs travaux sur le prix de leur bien. Toutefois, ce gain potentiel doit être mis en perspective avec le coût réel des travaux, les aides disponibles, et l’évolution globale du marché immobilier. Une évaluation personnalisée et un accompagnement professionnel sont donc essentiels pour faire les bons choix et maximiser la rentabilité du projet. En tant qu’entreprise de rénovation énergétique, nous sommes engagés à fournir des solutions d’isolation de haute qualité qui soutiennent ces objectifs et contribuent à un avenir plus durable pour tous. Pour plus d’informations et bénéficier d’un diagnostic à domicile gratuit, n’hésitez pas à nous contacter au 01 60 77 22 22.









